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Réflexions d’un parpaillot SDF (sans dogmatisme fixe)

La crise de l’accueil des réfugiés amène l’Europe à renier ses valeurs, chrétiennes ou humanitaires. L’Europe se brise avant même d’exister.

 

Depuis des mois et même depuis des années, l’Europe est confrontée au problème de réfugiés et j’ai eu l’impression que les gouvernements et les Eglises faisaient profil bas. Il a fallu la photo du corps du petit Aylan rejeté par la mer sur une plage turque pour secouer les consciences. Mais il y a toujours des noyés, la Hongrie a déroulé des barbelés, la Slovaquie accepterait 200 « chrétiens », la Pologne est réticente, en Allemagne le mouvement Pegida se développe tout comme le FN chez nous. M. Tsipras a bien raison de dire que l’Europe est en train de renier ses valeurs, son identité. Et certains politiciens parlent de valeurs judéo-chrétiennes qui seraient menacées.
Je ne nie pas les problèmes, mais je constate :

Pegida vient de l’ex-RDA, la Tchequie et la France sont des pays très déchristianisés, en Pologne le catholicisme est très conservateur et d’une façon générale, chez les chrétiens la religion semble se baser sur des rites, des superstitions. (Quand j’ai vu une photo des évêques réunis à Rome, j’ai cru à une mascarade, à « un carnaval romain »).

Alors il me semble que l’absence de solides références chrétiennes favorise la peur de cet islam inconnu.

Je constate aussi que la présence de musulmans en France est déjà ancienne – la grande mosquée de Paris a été construite dans les années 20 et sa construction n’avait pas fait problème.

Or ces musulmans n’ont pas fait de prosélytisme, contrairement à certains chrétiens.

Je suis choqué par l’évêque de Fréjus-Toulon qui encourage les « missionnaires de la miséricorde divine » (uniforme : soutane blanche et ceinture noire) à organiser des processions et à chanter des cantiques en arabe dans les cités à majorité maghrébine de Toulon.

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut faire beaucoup plus. L’accueil de réfugiés est un défi et aussi l’occasion de nous interroger sur nos « valeurs ».

 

 

Jean Gaspar, membre du Cercle de Strasbourg.   Barr, 2015-10-30